Phœnix de Gaïa

PHŒNIX DE GAÏA

Projet Rhéa – Haïti

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Agentes de protection de l’environnement

Haïti : Situation critique pour l’environnement et l’économie

En Haïti, il existe une corrélation étroite entre la situation socio-économique et politique, et la détérioration de l’environnement dans le pays.

Avec un taux de chômage de 55 à 60 % de la population active et un revenu moyen annuel ne dépassant pas 300$, tout secteur confondu, la population vit dans une situation d’extrême précarité.

Les pratiques moins légales, plus à risque et surtout plus néfastes pour l’environnement comme la déforestation intensive, l’invasion des parcs et l’exploitation des terrains protégés, sont souvent des solutions de replis afin de subvenir aux besoins des familles.

EN CE QUI CONCERNE LES ASPECTS ÉCOLOGIQUE ET ÉCONOMIQUE, LES CONSÉQUENCES NÉFASTES SONT NOMBREUSES:

  • MAUVAISE GESTION DES TERRAINS,

  • SUREXPLOITATION DES RESSOURCES,

  • POLLUTION ALARMANTE DES EAUX ET DES SOLS.

La situation des femmes en Haïti : injustices et inégalités aggravées en cas de manque d’éducation

Comme dans la plupart des pays sous-développés ou en voie de développement, les femmes subissent plus durement les conséquences de cette situation précaire; des opportunités économiques et sociales moindres par rapport aux hommes, des heures de travail supplémentaires contre des salaires bien souvent inférieurs (les femmes gagnent, en moyenne, 32 % moins que les hommes).

Cette situation de marginalisation s’étend même à la propriété terrienne et foncière, souvent réservée aux hommes.

En Haïti, les femmes sont plus durement touchées par la pauvreté que les hommes. Ces dernières sont ainsi obligées de s’adonner au travail paysan et marchand dans des conditions pénibles et avec une mince marge bénéficiaire afin de supporter leur famille, et d’assumer les tâches domestiques.

Quant aux femmes en situation de chômage et sans ressources, elles se trouvent plus souvent victimes de violence et de marginalisation.

Un programme exclusif d’Éducation et d’Emploi réservé aux Haïtiennes

L’OBJECTIF EST DE METTRE LES FEMMES EN PREMIÈRE LIGNE QU’AGENTES DE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET ACTRICES AUTONOMES ET ACTIVES DE LA SOCIÉTÉ.

Il est primordial de rompre ce cercle vicieux et d’inverser la tendance en favorisant à la fois la protection de l’environnement et des ressources, d’une part, et l’éducation, la formation et le travail des femmes, d’autre part. Et faire de cette vision un vecteur de changement.

Une place centrale pour les Haïtiennes dans un avenir pérenne

Le programme offert par AZOTH consiste en une formation académique et professionnelle intensive de six cents (600) heures réparties sur seize (16) semaines.

Les agentes seront responsables de la protection et de la sauvegarde de leur patrimoine naturel en travaillant en étroite collaboration avec les communautés locales afin de les aider à valoriser la faune et la flore, les sensibiliser à la cause environnementale et combattre la pauvreté par la création d’opportunités d’emploi.

Pendant la formation, une allocation mensuelle équivalente à celle des agents de police permettra l’autonomie aux futures agentes. À long terme, le revenu leur garantira un avenir plus stable et davantage de sécurité pour leurs familles. Ce projet novateur devrait avoir une portée marquante sur l’ensemble de la société.

Haïti sera la première nation à bénéficier du projet Rhéa. En partenariat avec les autorités haïtiennes, cent premières femmes seront appelées à assurer la protection d’un parc national d’une superficie de 30km2 se situant au Sud de Port-Au-Prince. Deux autres parcs pourraient, à l’avenir, bénéficier du Projet Rhéa – Haïti, grâce à l’expertise de ces pionnières qui deviendraient, à leur tour, instructrices aptes à former des consœurs.

LA FORMATION DES PHŒNIX DE GAÏA A POUR BUT DE MONTER UNE ÉQUIPE DE FEMMES VOUÉE À LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET DES RESSOURCES.

UN PROJET DE DÉVELOPPEMENT ÉCOLOGIQUE, SOCIAL, ÉCONOMIQUE ET COMMUNAUTAIRE !

CE PROJET, NOTRE OBJECTIF ULTIME EST DE MONTRER QUE LA RECONSTITUTION DE PAYSAGE NATUREL, LA PRÉSERVATION DE LA FAUNE ET DE LA FLORE ET L’AUTONOMISATION DES FEMMES PEUVENT ÊTRE PLUS QUE DES CAUSES À DÉFENDRE…

La troupe des Akashinga (les courageuses) qui réunit des dizaines d’agentes pour la protection de la faune au Zimbabwe, prouve la capacité des femmes d’être d’excellentes protectrices de la Terre.

Enfin, outre la portée écologique, sociale et économique incontestable de ce projet, un volet éducatif et communautaire y sera arrimé afin que les citoyennes du pays soient amenées à prendre le contrôle de leur avenir et du développement de leur environnement et de leur communauté.