Les missions de paix ont subi des transformations majeures dans les dernières décennies, notamment sous l’influence grandissante des sociétés militaires privées (SMP). Communément appelés ainsi en raison de leur vocation marchande, les SMP fournissent des services de sécurités aux gouvernements et aux organisations internationales, servant de substitut direct aux armées militaires conventionnelles.

À l’inverse de l’armée, certaines sociétés militaires privées bénéficient d’une impunité quasi totale dans un contexte où la guerre est désormais régie par les lois du marché.Ayant émergé au courant des années 90, les SMP sont poussés essentiellement par l’appât du gain dans le contexte d’un marché international de plus en plus lucratif. Pour le personnel logistique de l’ONU et les groupes de sécurité des ONG, les contrats entre 2005 et 2007 se sont élevés à 85 milliards de dollars.

Loin d’être une priorité, la sécurité vient après l’impératif d’assurer la rentabilité d’entreprises militaires souvent peu réglementées. Ce sont alors les populations civiles qui sont parfois prises pour cibles. Ces dernières font les frais des violences perpétrées lors d’opération coup-de- poing dans lesquelles l’intégrité des citoyens est sérieusement mise à mal. Les exemples de telles bévues ne sont malheureusement pas rares, comme en témoignent les nombreux cas répertoriés seulement en Irak et en Afghanistan depuis le début des hostilités en 2003. On se rappellera les entraves commises par les employés de la société américaine Blackwater en 2007 où on a reproché à ces derniers les meurtres de 15 civils irakiens au Nisoor square de Bagdad. À cela s’ajoutent les cas de torture sur des prisonniers de la part d’employés de sociétés militaires privées dans des prisons irakiennes.

La violence se substitue alors au dialogue lors d’opérations essentiellement offensives, peu soucieuse du bien-être des populations dont les droits sont systématiquement ignorés, pour ne pas dire purement et simplement bafoués. Force est de constater qu’il n’existe guère, à l’heure actuelle, d’organisations faisant de la sécurité sa priorité dans le contexte d’un marché déréglementé.

C’est alors qu’un organisme comme Azøth devient un acteur essentiel pour rebâtir la confiance des citoyens et défendre leurs intérêts en promouvant une approche collaborative, plutôt qu’offensive. L’organisme assure ainsi à ses employés une formation défensive, la protection devant assurer la paix afin d’éviter le risque d’une confrontation directe susceptible d’envenimer une situation déjà explosive. Il s’agit en quelque sorte de reconstruire la paix, petit à petit, en établissant une nouvelle manière d’intervenir en zone de guerres, d’assurer la sécurité des convois humanitaires et de servir de près les besoins des populations locales. N’étant ni une entreprise ni une agence gouvernementale, Azøth souhaite en fait travailler avec les différents acteurs présents sur le terrain dans l’intérêt des personnes et des groupes concernés.

Souhaitant promouvoir la sécurité, mais jamais au détriment de l’accompagnement dans une optique d’autonomie à long terme des citoyens, Azøth veut redonner l’initiative aux populations frappées par la guerre et les désastres humanitaires afin qu’elles prennent en main son avenir.